Le Centre Culturel et Scientifique Russe de Bruxelles

Le 25 mars 2012, lors de ce concert au thème de Guerre et Paix, nous vous emmènerons dans un lieu différent, un lieu comme on en voit peu…

Imaginez une rue double sens standard dans le coin du Botanique, elle mène vers la rue où les pizzas turques sont spécialités. En s’y promenant, on passerait devant. En cherchant, on pourrait hésiter, si ce panneau discret en cyrillique et/ ou un flot rythmé de gens : une façade standard, avec porte cochère fermée. Si endéans les heures d’ouverture, sonnez, ouvrez, entrez puis refermez.

Ce qui se passe à l’intérieur, reste à l’intérieur, et je ne vous décrirai pas en de plus amples détails cette salle de concert privée à l’acoustique impeccable et 150 fauteuils dont le confort n’a rien à envier à d’autres salles classiques, ni de cette salle d’exposition où nombres d’artistes russes ont été représentés. Seul point d’importance pour moi est ce dépaysement, cette époque pas si lointaine et cette impression de steppes infinies que les gardiens de ces lieux se garderont bien de conserver.

Le centre culturel et scientifique russe de Bruxelles organise nombre d’événements (gratuits) pendant l’année ; des concerts, des expositions, des projections parfois… un centre, un coeur qui bat et qui vit pour et avec sa communauté russophone et russophile.

Pour plus d’informations :
Conseiller, Directeur du Centre – M. Valéry ROUNOV
rue du Méridien, 21 – 1210 Bruxelles
Tél.:+32(0)2 210-03-10 – Fax :+32(0)2 210-03-19
e-mail: centcultrus@skynet.beWeb: http://www.centreculturelrusse.be

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Tolstoi, La Guerre et la Paix – intro

Une oeuvre majeure qui alterne les moments de paix et les moments de guerre, et les moments de guerre dans les moments de paix et de paix dans les moments de guerre.

Quand j’ai commencé à lire ce “roman-fresque historique” (on ne sait pas trop commence le premier genre et où se termine l’autre), j’ai été frappé par la richesse de ces descriptions, de ces stratégies et tactiques guerrières, du cynisme de ces salons où justesse rime avec gonflette et snobisme avec bêtise. On pourrait croire de premier abord à un livre structuré en 2 parties (salons et champs de bataille), de façon hermétique, dichotomique, via des transitions de plus en plus longues entre ces 2 thèmes. Il en est tout autrement – tout comme la musique. Très vite, en effet, de ce Ying et de ce Yang de départ, il en découle vite, non une zone grise, mais plutôt un pantone qui n’est pas uniquement propre à l’âme russe, mais à celle de l’âme humaine avec toutes ces subtilités.

Au moment d’écrire cet article, je ne suis qu’au début de cette sage (page 432- un gros cinquième/ quart de l’ensemble de ces 2 tomes) qui me donne à fortiori une impression balzacienne, tant l’œuvre est monumentale et condensée dans son côté sociologique.

Il y a eu plusieurs adaptations cinématographiques – dont une (russe) qui reprenait assez fortement et fidèlement (jusque la page 432 en tous les cas) le rythme du bouquin : il s’agit de la version par Serge Bondartchouk (film-série tourné en 1965-1967 – 503 min) – que vous pouvez louer chez Vidéo express à St-gilles ou probablement à la médiathèque. Le livre offre tout de même une dimension toute différente, (même si je le lis traduit en français), notamment dans le descriptif des batailles (magnifique dans le livre, réalistes et prisonnière de l’image dans le film (trop chaotique)).

Si vous désirez plus d’info, ci-dessous une petite sélection de liens web :
résumé 1
résumé 2 ; résumé 3 ; résumé 4 ; résumé 5

Si vous désirez lire le livre gratuitement et le télécharger en pdf, ou autres formats : faites votre recherche ici. Il s’agit d’une traduction “libre” de l’oeuvre de Tolstoi. Nous nous y référons avec préférence. Pour écouter des morceaux choisis en podcast, et vous imprégner d’une ambiance sonore, allez-y.

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Truly universal

It is a matter of common knowledge that besides adult persons, babies, animals and even plants are sensible to music. Rock, pop, classical, country or heavy metal – music can have drastic effects on creatures. For example, heavy metal music should never be played around a plant. It may become carnivore or die. Plants are not fond of pop music neither, they go nuts. Plants subjected to rock music even become stunted. On the other hand, classical music seems to have a gentle vibration. Plants will relax and practically dance to it. Or to cite the Internet Article “Effects of Music on Plant Growth”1: “The foliage will point upwards as if it is looking up to heavens.”

Unlike plants, animals do not only listen to music, they even make music. Yes, birds are singing in the morning and wolfs are howling at the moon. But monkeys make real instrumental music. Out in nature, the macaques drum by shaking branches or thumping on dead logs. Similar behaviour has been seen with the big apes – for instance, gorillas beat their chests and clap their hands, while chimpanzees drum on tree trunks.2 By slapping at the buttresses with their hands, chimps can create rhythmic patterns that can carry for some kilometres.3 Often, other chimps nearby respond by drumming so that you can assist to a whole concert when you go to visit them in the African forests.

Chimpanzees drum throughout the day, most often when on the move, with each bout lasting anywhere from a few seconds to almost half a minute. Like jazz drummers knocking out a riff, each chimp seems to have a signature beat. According to anthropologists, there are differences in the speed at which they drum, and in slaps that come in pairs—ba-dump- ba-dump-ba-dump—versus single beats—dump-dump-dump. All chimpanzees presumably drum to communicate with one another (though scientists still puzzle over what they’re communicating). But chimpanzees in East Africa often drum without calling, whereas their fellows in the remaining West African forests usually pant-hoot as well. One should say, therefore, that while chimpanzee drumming may be multicultural, music in all its facets is truly universal.

The infomation contained in this post is based on the following Articles:
1. http://www.ehow.com/about_5112090_effect-music-plant-growth.html
2. http://www.livescience.com/9728-monkey-drumming-suggests-origin-music.html
3. http://discovermagazine.com/2000/may/feataping/article_view?b_start:int=2&-C=
4. http://discovermagazine.com/2000/may/feataping/article_view?b_start:int=2&-C=

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Charlie with friends

Probablement encore sonnés par les célébrations et les retrouvailles de la fin d’année, nous voici en 2012, année toute neuve et qui s’inscrit a priori dans la famille des années de changement. Face à cette page blanche de 12 mois qui s’étend devant moi, un mélange d’espoir et de crainte m’étreint.

Et je me demande dans quelle mesure cette excitation/frayeur, dans un contexte résolument frileux, ne serait pas liée à une force puissante et très humaine: la quête de l’absolu.

L’absolu a été érigé par de nombreuses civilisations et religions comme un interdit de premier ordre et la sagesse collective préconise, à travers les commandements et les mythes, la modération et l’acceptation de notre statut d’être limité – sous peine d’être bannis ou détruits comme Adam, Eve, Prométhée et beaucoup de ceux qui ont combattu les tyrans. Mais la question reste ouverte de savoir si les hommes sont vraiment perdants dans cette quête.

Que diriez-vous de vivre le frisson et de vous lancer vers le soleil, puis de tomber avec Icare?

On nous informe d’un concert auquel participera une de nos anciennes boursières, Agnieszka Kolodziej, et qui verra le grand clarinettiste Américain Charles Neidich présenter une de ses propres compositions: “Ikarus”.

Et les sentiments dans tout ça? Une œuvre du compositeur anglais David Matthews est au programme, inspirée par “Les nuit blanches” de Dostoïevski. Ce roman évoque un homme qui arpente en solitaire des rues de St Petersburg, et qui tombe amoureux d’une femme. Mais elle en aime un autre. Au retour du fiancé, le héros délaissé finit par se résoudre:

“Mon Dieu! Une pleine minute de béatitude! N’est-ce pas assez pour toute une vie d’homme?”.

Tous mes vœux chaleureux à nos lecteurs à qui je souhaite une belle recherche (de minutes) d’absolu, jusqu’à ce que ce soit assez pour toute une année d’homme.

“Charlie with friends” – lundi 30 janvier 2012 20:00
Johannes Brahms, Sonate op.120/1 – Charles Neidich, Ikarus – Béla Bartók, Contrasts – David Matthews, White Night – Francis Poulenc, sonate pour deux clarinettes – Arnold Schönberg, Kammersymphonie op 9 Nr.1

Conservatoire Royal de Musique, Rue de la Régence 30, 1000 Bruxelles
Réservations sur: http://bz.clic-com.be

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Orchestra Conductors ; what are their added-values ?

(il est possible d’obtenir les sous-titres de la vidéo en français – sauf pour apple bien sûr)

Completing “A la baguette” ‘s article

Being an orchestra conductor might look like a bit weird. What are their purposes ? What are they meant to do ? What are the great qualities of a great conductor ?

Itay Talgam goes through here a various array of conductors (including Ricardo Mutti, Richard von Karajan, Carlos Kleiber, Lenny Bernstein) and describes their own ways of directing and inspiring talented musicians.

poor audio quality, but quickly forgotten by the content quality.

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à la baguette !

De nos jours, sa pratique est bien établie, assimilée. Mais son usage reste un mystère pour les non-initiés, et il faut bien admettre que cela apporte un peu de magie.
Mais d’où peut bien provenir la baguette du chef d’orchestre ?

Autrefois, la direction de l’orchestre était confiée à un des musiciens, qui exerçait cette charge depuis sa place. Ainsi, cette tâche incombait-elle souvent au premier violon, qui dirigeait alors ses pairs avec son archet. Elle pouvait aussi échoir à un autre musicien, comme le claveciniste ou l’organiste, qui utilisait dans certains cas un rouleau de papier, pour marquer la pulsation.

On sait aussi qu’à l’époque baroque, des compositeurs tels que Jean-Baptiste Lully (1632-1687) marquaient la mesure à l’aide d’une sorte de canne (qui est d’ailleurs à l’origine de la mort du précité, mais ça c’est une autre histoire).
Avec le temps, la musique s’est complexifiée et le rôle de chef d’orchestre a peu à peu pris son indépendance pour devenir une fonction à part entière.On constate que l’usage de la baguette, devenue seul outil de direction, ne s’est généralisé qu’au 19e siècle, sans doute inspirée des pratiques précédentes.

Elle ne fait cependant pas l’unanimité longtemps puisqu’à la fin du 19e (ou au début du 20e siècle), Vasily Safonov (1852-1918) est déjà présenté comme le premier chef d’orchestre à diriger entièrement « à mains nues », suite à un oubli lors d’une répétition.

Avec ou sans baguette, le chef d’orchestre conduit ainsi les musiciens en silence et selon des règles bien établies. Et nous, public, profitons des nuances et du tempo imprimés à l’ensemble.

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Classical Music is for Everybody. EVERYBODY (by Benjamin Zander)

(vidéo sous-titrée en français)

If classical music for you is only a fit to shopping malls or waiting rooms, you might be wrong – there is indeed hardly classical music over there.
If you believe that classical music is boring – you might be sometimes right here ; some music pieces & the way they are interpreted might be indeed dead-sleeping. On the other hand, if you once felt bored, it means that you felt something about it and that you just need to get the right pieces in order to get yourself directed to an ultimate (and a non-alcoholic) pleasure.

It is wrong to think you would be tone-deaf, and do not have the ability to appreciate classical music.

Classical music is made for everybody. EVERYBODY. Watch this video below, and maybe look for some Chopin afterwards on the Internet (you might enjoy our Mecenagora concerts too).

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Do (ut) Ré Mi Fa Sol La Si Do ?

Parce que

Ut queant laxis resonare fibris
Mira gestorum famuli tuorum,
Solve polluti labii reatum,
Sancte Iohannes.

(Ode à St Jean-Baptiste, de “Paulus Diaconicus” – traduction : « Pour que tes serviteurs puissent chanter à gorge déployée tes accomplissements merveilleux, enlève le pêché de leurs lèvres souillées. »)

Le moine bénédictin Guido d’Arezzo (995-1050) désirait faciliter l’apprentissage des chants. Il a dés lors considérablement amélioré et facilité la manière de transcrire les notes (le système neumatique encore parfois utilisé de nos jours pour les chants grégoriens est beaucoup plus complexe), pour une lecture quasi mécanique où le talent de l’interprète fera la différence.

Connaissez-vous d’autres “systèmes linguistiques” aussi stables et universels ?

Ce système a bien sûr été amélioré au fil des années (le SI a été ajouté durant le XVIème siècle par Anselhme de Flandres, et le DO a remplacé UT (XVIIème siècle).

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Alexandre Alexeïeff – le cinéma épinglé

Lorsque que l’on ajoute du Modest Moussorgsky et du Poulenc à des courts-métrages d’animation d’une rare poésie, on atteint des sommets de beauté et d’excellence. Si vous êtes curieux, et que vous êtes prêt à plonger dans un nuage de rêves, je vous invite à d’abord y jeter un œil via vos moteurs vidéo préférés (ici par exemple). Oui, “Fantasia” de Walt Disney semble s’en être inspiré, mais quand on a goûté à l’original,…

Vous êtes piqués, le meilleur conseil que je puisse vous donner, est de persévérer via Le DVD. Soit vous le louez dans votre médiathèque communale favorite (quand il est de passage), soit vous désirez l’utiliser (conseillé) comme un recueil de poésie qu’on laisse traîner, et le commandez (pour plus d’infos chez l’éditeur, ici). Ça vous dirait de le voir sur grande toile ?

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Quel sera le thème de notre prochain concert Mecenagora ?

Bien que nous ne manquions pas d’idées pour notre prochain concert, si néanmoins vous désiriez partager les vôtres… elles seront toujours bienvenues ! Vous pouvez soit les poster dans les commentaires ci-dessous, soit nous les envoyer à mecenagora@gmail.com.

Le thème doit s’inscrire de façon directe ou indirecte à la RUSSIE, grande nation de la musique et du ballet…

Lors de cette soirée Mecenagora, joueront 3 musiciennes de grand talent (boursières Mecenagora 2011-2012) :
Asya Sorshneva (russe) – Alto/ Violon
Amélia Jardon (belgo-allemande) – Mezzo-Soprano
Clémence de Forceville (française) – violon

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